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Surmonter ses difficultés sexuelles Marcia Kaye Peut-être êtes-vous beaucoup plus (ou beaucoup moins) intéressé par le sexe que votre partenaire ? Ou peut-être les relations sexuelles sont-elles moins satisfaisantes pour vous qu’elles pourraient l’être ? Si vous êtes dans l’impasse présentement, il pourrait être avantageux de consulter un spécialiste. La thérapie sexuelle se penche sur de nombreux problèmes : la baisse de libido, les problèmes d’excitation ou d’orgasme, l’éjaculation précoce, le dysfonctionnement érectile, les aversions sexuelles, les abus sexuels, le fétichisme, l’orientation sexuelle et la dépendance sexuelle. « La sexothérapie est la thérapie par la parole », d’expliquer Laurie Betito, une psychologue de Montréal spécialisée en sexothérapie. « On ne peut dissocier la sexualité des autres problèmes relationnels, tels la communication et la confiance en l’autre. » Oubliez Masters et Johnson et les substituts sexuels des années 1970. Aujourd’hui, malgré ce que certains pourraient craindre, vous ne trouverez pas de lit dans le cabinet du sexologue, pas plus que vous n’aurez à vous toucher ou à retirer vos vêtements. Bien que le premier venu puisse s’improviser sexologue, ceux qui ont droit de pratique sont des professionnels formés, qui possèdent des diplômes dans des domaines comme la psychologie, la médecine, la sexologie et le travail social. Ils ne sont surtout pas des substituts offrant des services sexuels moyennant de l’argent, lesquels, au Canada, risqueraient de violer les lois sur la prostitution. La thérapie sexuelle englobe les aspects suivants : Le réconfort Les admiratrices de Sex and the City s’inquiètent peut-être de ne pas avoir les mêmes préoccupations érotiques que Carrie Bradshaw et ses amies. Pourtant, une seule consultation pourrait suffire à les rassurer et à leur faire prendre conscience qu’elles et leurs partenaires — sont parfaitement normaux. Les hommes ont eux aussi leurs difficultés. Ainsi, Laurie Betito a déjà reçu en consultation un homme dans la jeune trentaine qui n’arrivait pas à maintenir une érection avec ses partenaires occasionnelles, mais qui avait des relations sexuelles très satisfaisantes avec ses partenaires régulières. Lorsque le Dr Betito lui a fait accepter son grand besoin d’attachement affectif, il a décidé d’oublier les relations occasionnelles et de leur préférer l’engagement. (Désolée, mais l’adresse électronique de ce client doit rester secrète !) L’éducation Les médias font un portrait de l’érotisme si loin de la réalité que certains couples sont surpris d’apprendre qu’une femme puisse avoir besoin d’une demi-heure de prélude érotique pour atteindre l’orgasme et qu’une technique toute simple puisse aider un homme à prévenir l’éjaculation précoce. Les sexologues suggèrent souvent des livres, des vidéos et des DVD à leurs clients pour les aider à surmonter certaines difficultés. S’il s’avérait que votre problème soit d’ordre médical, le thérapeute pourrait vous référer à un médecin. La psychothérapie C’est le type de traitement où les relations et la dynamique familiales sont explorées. Les clients ayant subi de la répression dans leur enfance ou ayant souffert d’une attitude malsaine face à la sexualité et la reproduction peuvent avoir besoin d’aide pour accepter et exprimer leurs besoins sexuels naturels. Souvent, les problèmes que vivent les couples sont la manifestation de conflits plus profonds. Une femme, par exemple, a consulté Laurie Betito parce que son mari évitait les relations sexuelles. Lui, de son côté, a confié qu’il se sentait émasculé par sa femme, qu’il trouvait agressive. La thérapie a pris un tournant inattendu, fondée non sur la sexualité, mais sur la colère, le contrôle et le blâme. Mais quelles que soient vos difficultés, soyez assuré que vous n’aurez pas à enlever vos vêtements. Laurie Betito est restée interloquée le jour où un client, qui s’inquiétait de la taille de son sexe, a commencé la consultation en dévoilant ses parties génitales. Les tarifs pour une sexothérapie sont de 80 $ à 150 $ l’heure. Cela peut sembler coûteux, mais ce n’est rien en comparaison d’un divorce ou du manque d’activités sexuelles. Demandez à votre médecin qu’il vous réfère à un spécialiste ou consultez le site de l’Association des sexologues du Québec, au www.associationdessexologues.com. |
