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Inverse la gingivite en 4 semaines

Mot de la rédactrice en chef

Diana Swift
Rédactrice en chef
editor@canadian-health.ca

Je suis d’avis qu’en général, les rédacteurs et rédactrices en chef ne devraient pas transformer leurs chroniques en tribune pour aborder des sujets personnels. Mais de nos jours, ce principe journalistique est transgressé plus souvent qu’autrement. Je vais donc faire une entorse à mes principes et vous parler de ma sœur cadette bien-aimée — mince, jolie, riche, en forme — décédée subitement suite à un arrêt cardiaque l’été dernier, après avoir subi plusieurs crises cardiaques en l’espace de quelques heures. Elle venait juste d’avoir 60 ans.

Diana Swift
Photo : Susan Ashukian

Ma sœur Susan était une femme discrète. Elle m’avait caché qu’elle s’était plainte tout l’été d’essoufflements qui s’aggravaient constamment, et qu’elle avait mis sur le compte de ses allergies. Et puis, juste avant le week-end de la Fête du Travail, elle a commencé à ressentir une douleur persistante dans la mâchoire qui irradiait de sa poitrine. Elle a attribué sa douleur à la mâchoire au fait qu’elle grinçait des dents durant son sommeil et celle à la poitrine à un étirement musculaire à la suite de gros travaux ménagers.

Un jour torride de la Fête du Travail à Cincinnati, Ohio, refusant de céder à la douleur, elle consacra la journée à des courses automnales. Elle luncha dans un bon restaurant avec son mari et, le soir, soupa d’un repas fusion asiatique qu’ils avaient fait livrer à la maison. En se levant de table, elle se plaignit de faiblesse et c’est en voulant aller prendre un bain qu’elle s’effondra. Susan n’a jamais repris conscience et elle a succombé, trois heures plus tard, à plusieurs infarctus aigus du myocarde. Selon les médecins de service à l’hôpital, ces infarctus ont été provoqués par une obstruction des artères qui avait empêché pendant plusieurs jours le sang de bien se rendre au cœur.

Les risques de succomber à une première crise cardiaque — ma sœur en est un exemple — sont plus élevés chez la femme que chez l’homme, et les femmes sont plus nombreuses à mourir dans la première année suivant la crise. De plus, les signes d’un infarctus imminent sont souvent plus subtils chez la femme et peuvent être plus facilement confondus avec une indigestion, la sensation d’oppression (l’impression d’avoir un éléphant sur la poitrine) étant moins fréquente chez la femme que chez l’homme. Il n’en demeure pas moins que les signes les plus courants de crise cardiaque, tant chez la femme que chez l’homme, sont la douleur ou une sensation d’inconfort dans la poitrine.

Si Susan avait été au courant de ces symptômes, en particulier du fait qu’ils sont plus subtils chez la femme, elle aurait pu se rendre à l’hôpital où on lui aurait fait subir un traitement permettant de dissoudre le caillot et, peut-être, une angioplastie pour augmenter le calibre des vaisseaux coronaires rétrécis. Il est donc impératif, pour les gens des deux sexes, de se familiariser avec les symptômes suivants :

  • Douleur au centre de la poitrine, qui s’étend à un bras ou aux deux, aux épaules, au dos, au cou ou à la mâchoire.

  • Douleur à la poitrine accompagnée d’une sensation de lourdeur, de brûlure, d’oppression ou d’écrasement.

  • Douleur à la poitrine provoquée par l’effort et qui s’apaise au repos.

  • Inconfort soudain dans la poitrine, qui persiste même au repos.

  • Difficulté à respirer et essoufflement.

  • Indigestions, nausées ou vomissements.

  • Sueurs froides ou peau moite.

  • Pâleur.

  • Peur ou anxiété.

  • Déni : refus d’admettre que quelque chose ne va pas.

Bien que le symptôme le plus courant de crise cardiaque soit un malaise dans la poitrine, les autres symptômes sont un peu plus fréquents chez la femme, en particulier l’essoufflement, les nausées ou les vomissements et les douleurs à la mâchoire ou dans le dos.

Si vous ressentez, ou si une personne en votre présence ressent un ou plusieurs de ces symptômes, appelez le 911 sans tarder. La personne souffrante doit interrompre toute activité et s’asseoir ou s’étendre jusqu’à l’arrivée des secours. Si ma sœur avait suivi ces recommandations, je suis sûre qu’elle serait encore en vie aujourd’hui.


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