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Inverse la gingivite en 4 semaines

Mot de la rédactrice en chef

Diana Swift
Rédactrice en chef
editor@canadian-health.ca

Dans notre numéro d’automne 2006, je vous disais qu’un des moyens de contribuer à améliorer la santé des Canadiens était de participer à une étude médicale dont les résultats aident les administrations de la santé à formuler des recommandations dont tous peuvent profiter. J’ai donc décidé de suivre mes propres conseils et de me joindre à une étude ayant pour but d’évaluer les effets de deux régimes alimentaires sur le taux de cholestérol sanguin.

Lors de ma dernière mesure du cholestérol, mon médecin de famille m’a dit : « Diana, tes résultats sont bons. » Mais comme j’ai toujours aimé les défis, j’ai voulu augmenter davantage mon « bon » cholestérol (celui, transporté par les HDL, qui chasse les dépôts de gras des artères), tout en abaissant mon « mauvais » cholestérol (celui, transporté par les LDL, qui s’accumule sur la paroi des artères).

Diana Swift
Photo : Susan Ashukian

Alors, chers lecteurs, je vais revêtir le sarreau blanc du détachement clinique et tenter de découvrir si mon alimentation des six prochains mois aura un effet positif sur mon taux de lipides. Autrement dit, je vais devenir ma propre expérience de laboratoire !

L’étude à laquelle je vais participer est la Portfolio Multicentre Diet Study, supervisée par le Dr David Jenkins de l’Université de Toronto, qui est également directeur du Centre de nutrition clinique et de modification des facteurs de risque de l’Hôpital St. Michael’s. Lors de cette étude, les participants se verront assigner, au hasard, pour une période de six mois, un de deux régimes alimentaires destinés à abaisser le taux de cholestérol.

Le premier, bien qu’excellent pour le cœur, est un régime conventionnel. Il se compose de produits laitiers faibles en gras, de blancs d’œuf plutôt que d’œufs entiers, d’aliments à faible teneur en gras saturés et gras trans et de fruits, légumes et fibres en quantité. Le second est un régime expérimental surnommé « portefeuille » à cause de ses similitudes avec un portefeuille de placements. Ce régime, en effet, combine divers aliments à base de plantes qui ont démontré, lors d’études individuelles antécédentes, qu’ils pouvaient diminuer le taux de cholestérol. En regroupant ces aliments dans un même régime, on croit pouvoir augmenter les bénéfices, comme on le fait en combinant plusieurs placements équilibrés qui entraînent un résultat plus profitable à long terme.

Comme le dit David Jenkins, les premiers humains ont probablement évolué de manière à avoir un faible taux de cholestérol. Les aliments de source animale demeurant rares, ils ont subsisté surtout grâce aux plantes, qu’ils récoltaient au gré de leurs errances dans leurs habitats primitifs. Ce « portefeuille » végétalien comporte des aliments riches en protéines végétales (noix et légumineuses) qui contribuent à abaisser le taux de cholestérol, ainsi que de grandes quantités de fibres hydrosolubles ou visqueuses (présentes dans les fruits, le psyllium, les légumineuses, l’aubergine, la farine d’avoine [gruau], l’orge et les légumes dits « gluants », comme le gombo). Les huiles végétales et de noix font aussi partie de ce régime, de même qu’une margarine enrichie de stérols de plantes (l’équivalent du cholestérol chez les plantes), lesquels ont pour effet de bloquer dans l’intestin les sites l’absorption du cholestérol et de favoriser ainsi son élimination.

Dans le cadre de ce nouveau régime, le gruau (fibre visqueuse) serait un excellent choix pour le petit déjeuner, arrosé de lait de soya (protéine végétale) et accompagné d’un fruit (pectine) et d’amandes tranchées (noix les plus riches en protéines végétales). À l’heure du lunch, vous opteriez pour une soupe aux lentilles ou à l’orge (les deux riches en fibres) ou une salade de pois chiches avec du pain au son d’avoine et un fruit. Au souper, vous pourriez vous attabler devant un sauté de tofu (à haute teneur en protéines), gombo et aubergine (tous deux riches en fibres).

La grande vedette de ce régime portefeuille est sans doute la fibre visqueuse. Ce type de fibre emprisonne les acides biliaires — qui sont dérivés du cholestérol — dans l’intestin et les empêche de réintégrer le flux sanguin. (Pensez à l’action de la pectine qui met « en suspension » les fruits et les baies dans la confiture.). Les acides biliaires sont ensuite éliminés par les matières fécales, purgeant l’organisme du cholestérol.

Cette étude sur le cholestérol est présentement en cours à Toronto, Vancouver, Winnipeg et Québec. Vous aimeriez vous y joindre ? Faites-moi parvenir un court message et je vous enverrai le nom de la personne ressource au centre de recherche le plus près de chez vous. Entre-temps, ce ne serait pas une mauvaise idée d’ajouter à votre alimentation certains des aliments, si bénéfiques pour le cœur, de ce nouveau régime portefeuille.


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