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Nouvelles et conseils pratiques

Bonnie Schiedel

L’anesthésie péridurale inhibe-t-elle la production de lait maternel ?

Des chercheurs australiens qui ont interrogé 1280 femmes ont découvert que si 93 % des nouvelles mamans donnaient le sein à leur enfant durant les premières semaines suivant sa naissance, celles qui avaient reçu une péridurale pour soulager la douleur du travail et de l’accouchement risquaient davantage de mettre un terme à l’allaitement dans les six mois. Selon les auteurs de l’étude, le problème serait associé au fentanyl, un opiacé utilisé en anesthésie. Les femmes qui ont de la difficulté à allaiter peuvent obtenir de l’aide de plusieurs sources, explique le Dr Danielle Grenier, pédiatre dans la région d’Ottawa et directrice des affaires médicales de la Société canadienne de pédiatrie. « Votre médecin ou votre sage-femme pourront vous conseiller. Vous pouvez aussi consulter une infirmière en santé publique, une conseillère en lactation ou encore un organisme communautaire comme la Ligue canadienne La Leche », ajoute-t-elle.

Le mouvement du mois

Préparez-vous à jardiner !

« Le jardinage est une activité exigeante, mais rien ne vous oblige à tout faire dans la même journée », nous dit Marilyn Debnam, physiothérapeute à Yorkton (Sask.). Voici quatre petits trucs qui vous aideront à réduire les douleurs au dos, aux poignets et aux bras.

Soulagement des maux de dos 

Toutes les cinq minutes, levez-vous et placez vos mains sur vos hanches. Courbez doucement le dos.

Étirement des poignets

Allongez le bras droit devant vous et en le gardant allongé, servez-vous de la main gauche pour amener doucement votre main droite vers vous, d’abord avec la paume vers l’extérieur et ensuite avec la paume vers l’intérieur. Répétez l’exercice avec l’autre bras. Faites cet exercice avant et après le jardinage.

Rotation des tâches

Faites une demi-heure de désherbage, puis passez à une autre activité exigeant des mouvements différents, comme l’arrosage, et ainsi de suite jusqu’à la fin de vos travaux de jardinage.

Prise confort 

Choisissez des outils manuels, des transplantoirs par exemple, ayant des poignées rembourrées, grosses de préférence, ce qui vous donnera une prise plus large, réduisant ainsi la tension dans le bras.

Visez le bon candida

Selon une étude du magazine Diabetes Care, les suppositoires vaginaux d’acide borique sont plus efficaces que l’antifongique oral fluconazole (Diflucan) dans le traitement des infections à levure chez la femme diabétique. La raison en est simple : la plupart des infections à levure chez les femmes atteintes de diabète ne sont pas causées par Candida albicans, mais par Candida glabrata, une espèce qui ne répond pas bien au fluconazole. Si vous êtes diabétique et sujette aux infections à levure, demandez à votre médecin de vérifier le type de champignon en cause.

Une autre victime du cancer

Quand une personne atteinte de cancer vit en couple, sa vie sexuelle risque d’être perturbée. Mais omettre de discuter avec son conjoint ou sa conjointe et avec son médecin traitant des répercussions de la maladie sur sa vie intime ne peut qu’empirer les choses, selon une étude de l’Université de Western Sydney, en Australie. Cette étude révèle en effet que beaucoup de médecins ne font qu’effleurer le sujet, parfois à des moments inappropriés, comme au moment du diagnostic, ou encore n’en parlent pas du tout à leur patient, peut-être par crainte de paraître indiscrets. Cette négligence provoque souvent de la colère, de la frustration et de l’amertume chez l’aidant naturel. Faites-vous un devoir de parler des questions sexuelles avec l’équipe médicale. « Quand les professionnels de la santé prennent le temps de répondre adéquatement aux questions du couple, sans les presser, les partenaires se sentent alors très satisfaits de la qualité des soins dispensés à leur conjoint(e) et affirment avoir été informés adéquatement des effets secondaires possibles du cancer », explique le Dr Emilee Gilbert, co-auteure de l’étude.

De l’aide pour les petits nostalgiques

Selon la sagesse populaire, la tristesse qu’éprouvent les enfants quand ils sont loin de la maison fait partie intégrante de l’enfance et il suffit aux adultes de les garder occupés et d’attendre que ça passe. Mais un rapport du magazine Pediatrics vient à l’encontre de cette croyance, affirmant que cette nostalgie est facile à prévenir et à traiter. Voici quelques conseils à mettre en pratique avant le départ de votre enfant.

  1. Préparez votre enfant au départ

    Demandez-lui de participer à la préparation du départ. Aidez-le à découvrir l’hôpital, l’école ou le camp de vacances. Cela lui donnera l’impression de contrôler la situation.

  2. Comptez les dodos

    Donnez à votre enfant le sens de la perspective en lui montrant la durée de son séjour sur le calendrier.

  3. Faites une répétition générale

    Une randonnée de deux ou trois jours avec des amis ou des membres de la famille sera pour votre enfant une excellence préparation.

  4. Facilitez ses envois postaux

    Remettez à votre enfant une série d’enveloppes pré-adressées et préaffranchies pour écrire à la maison.

Le thé et la santé

Une tasse de thé bien chaud, c’est si bon !
Testez vos connaissances sur cette boisson.

Répondez par vrai ou faux

  1. Ajouter du lait à votre thé est un choix santé.
  2. Le thé est bon pour les dents.
  3. L’effet calmant du thé est un mythe.

Réponses

1. Faux

Une étude parue dans le European Heart Journal révèle que le thé noir améliore sensiblement la contraction et la dilatation des artères, ce qui favorise la santé cardiovasculaire. L’ajout de lait nuit à cet effet bénéfique, probablement à cause des protéines du lait qui se lient aux composés du thé. Essayez, de temps à autre, de boire votre thé sans y ajouter de lait.

2. Vrai

Bien que le thé puisse tacher les dents si on ne va pas régulièrement chez le dentiste pour un nettoyage, il peut aussi, selon des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Chicago, prévenir les maladies des gencives et combattre la carie parce qu’il renferme certaines substances qui entravent la formation des bactéries responsables de la plaque.

3. Faux

Dans une étude à double insu réalisée par le Collège universitaire de Londres, au Royaume-Uni, on a réparti les participants en deux groupes. Pendant six semaines, on a fait boire des boissons fruitées aux participants, mais seuls les membres d’un des groupes recevaient des boissons contenant aussi du thé. À la fin de l’expérience, les personnes qui avaient bu du thé se remettaient plus rapidement des événements stressants et le taux d’une hormone de stress dans leur sang, le cortisol, était plus bas.

Un aliment qui combat le cancer

Sortez vos bonbons à la menthe ! En effet, selon des recherches suisses et italiennes publiées par le American Journal of Clinical Nutrition, un régime alimentaire riche en oignon et en ail peut réduire les risques de cancer du colon, des ovaires, de la bouche, de la gorge et du rein. Pourquoi ? On l’ignore encore, mais les chercheurs soupçonnent les composés de ces bulbes – les sulfures dans l’ail et l’anthoxanthine dans l’oignon – d’avoir un effet inhibiteur sur la croissance des tumeurs. Il est possible aussi d’accroître les bienfaits de l’oignon et de l’ail en les combinant à d’autres légumes. C’est le cas, par exemple, du duo ail et tomate dont l’action synergique pourrait offrir une protection accrue, affirment les chercheurs.

Saviez-vous que…?

Pensez-y à deux fois avant de traiter quelqu’un de « Néanderthalien ». Des chercheurs américains et allemands ont découvert que 99,95 % de vos gènes sont identiques à ceux de cet hominidé au front bas et au nez écrasé, puisque lui et l’Homo sapiens partageaient le même ancêtre voilà quelque 700 000 ans (la séparation des espèces se serait produite 300 000 ans plus tard). Les deux espèces occupaient les mêmes territoires d’Europe et d’Asie occidentale, cohabitation qui a pris fin il y a 30 000 ans environ, nous disent les chercheurs. Les gènes qui ont favorisé l’apparition du langage et d’un cerveau de plus grande taille pourraient avoir permis à nos ancêtres de faire concurrence avec succès à leur voisin trapu. – Diana Swift

Les antibiotiques et la grossesse

Il semble que les antibiotiques pourraient avoir un rôle à jouer dans les naissances prématurées (avant la 37e semaine). Une femme sur dix accouche avant terme et cette grossesse raccourcie est la cause principale du décès périnatal. Des chercheurs de l’Université Laval, à Québec, ont étudié 1800 femmes qui avaient pris des antibiotiques au cours du deuxième trimestre de leur grossesse. Ils ont découvert que les femmes qui avaient pris un antibiotique appelé clindamycine ou des antibiotiques de type macrolide, tels que l’érythromycine, étaient moins susceptibles d’accoucher prématurément. Par contre, le métronidazole, régulièrement prescrit dans le traitement des infections vaginales comme la vaginose bactérienne et la trichomonase, était associé à un risque élevé de naissance prématurée.

Têtes à casques

Si vous cognez violemment votre casque protecteur au cours d’une randonnée printanière en vélo, remplacez-le. « Les casques de vélo sont conçus pour résister à un seul choc. Même s’ils ne semblent pas endommagés, ils doivent être remplacés », explique le Dr Charles H. Tator, neurochirurgien à Toronto et président de Think First (Pensez d’abord) Canada, un organisme qui fait la promotion de la prévention des blessures au cerveau et à la colonne vertébrale. Visitez le www.thinkfirst.ca pour obtenir plus de renseignements.

Nos réponses à vos questions

Lorsque j’essaie de m’endormir, je ressens souvent des impatiences dans les jambes et une irrésistible envie de les bouger. Devrais-je m’inquiéter ?

Vous souffrez vraisemblablement de ce qu’on appelle le « syndrome des jambes sans repos », de dire le Dr Qais Ghanem, professeur agrégé de médecine à l’Université d’Ottawa et directeur du laboratoire du sommeil du Centre médical de la Défense nationale. Bien qu’ils soient désagréables et que l’on ne connaisse pas de façon de les soulager complètement, ces symptômes sont très courants et ne peuvent entraîner aucune maladie grave. Les « impatiences », comme on les appelle couramment, peuvent être causées par une déficience facile à traiter, comme l’anémie ou une carence en vitamine B12 ou en acide folique. « Mais dans la majorité des cas, on croit que la cause sous-jacente est une carence en dopamine, un neurotransmetteur qui aide le cerveau à contrôler les mouvements, explique le Dr Ghanem. Lorsqu’on administre de la dopamine de remplacement, les symptômes sont contrôlés. » Les exercices réguliers, en début de soirée, et une consommation réduite d’alcool et de tabac peuvent aider aussi, bien que les chercheurs ne sachent pas vraiment pourquoi ces mesures sont efficaces. D’autres médicaments ont également démontré leur efficacité dans le traitement des impatiences. C’est le cas de tranquillisants comme les benzodiazépines ou d’un antiparkinsonien, le pramipexole, un nouveau médicament appartenant à la catégorie des agonistes dopaminergiques non ergoline. Il arrive que le patient développe une tolérance au médicament et qu’il faille lui en prescrire un autre.– Patrick Rich

Ma fille, qui vient d’avoir cinq mois, semble avoir encore faim après l’allaitement. Se pourrait-il qu’elle soit prête pour les aliments solides en dépit des recommandations voulant qu’il faille s’en tenir exclusivement à l’allaitement durant les six premiers mois?

« Votre fille est peut-être affamée parce qu’elle traverse une des nombreuses périodes de croissance que vivent les bébés entre un et six mois », d’expliquer le Dr Larry Pancer, pédiatre à Markham (Ont.). Il s’empresse d’ajouter que les recommandations au sujet de l’alimentation doivent être considérées pour ce qu’elles sont : des recommandations. Généralement, on conseille aux mères d’attendre six mois, soit le temps que l’enfant ait épuisé ses réserves naturelles de fer, avant de l’initier aux aliments solides. « Cependant, le réflexe d’expulsion – une réaction qui empêche le bébé de s’étouffer avec des aliments solides – est généralement disparu au quatrième mois, de dire Larry Pancer. Je ne vois donc aucun problème à ce que vous commenciez à donner des céréales à votre fille, pourvu que vous respectiez les quantités recommandées. » Commencez par des céréales de riz (les moins allergènes de toutes), à raison d’une à deux cuillerées à thé deux fois par jour, et ajoutez, chaque semaine, d’autres types de céréales. L’allaitement maternel doit se poursuivre après l’introduction des aliments solides et il est recommandé de mélanger du lait maternel à la préparation de céréales. Commencez le repas avec les céréales et complétez-le avec du lait maternel.-– Diana Swift

Mon fils de cinq ans bégaie depuis l’âge de quatre ans et, récemment, j’ai remarqué une dégradation de son état. Comment puis-je aider mon enfant ?

Le bégaiement est un trouble de la parole qui provoque une interruption du discours, soit par des répétitions, soit par des prolongations et des blocages de sons. « Il semble que le bégaiement résulte d’un dysfonctionnement du processus neural dans le cerveau dont dépend la production du langage », explique le Dr Rosalee Shenker, directrice générale du Centre de la fluidité verbale de Montréal, qui traite les signes précoces du bégaiement à partir d’une méthode australienne connue sous le nom de Programme de Lidcombe. Ce problème de langage, qui affecte environ 5 % de la population, touche quatre fois plus de garçons que de filles. Il apparaît généralement à l’âge préscolaire et peut être accompagné d’hésitation et de tension chez l’enfant. Une intervention hâtive est cruciale et il ne faut jamais prendre pour acquis qu’en vieillissant l’enfant ne bégaiera plus. « Plus longtemps le bégaiement persistera, moins il aura de chance de se résorber de lui-même et plus l’enfant sera exposé aux moqueries », d’expliquer le Dr Shenker. Il faudrait consulter un professionnel des troubles de la parole spécialisé en bégaiement. Celui-ci pourra, après évaluation, proposer un programme thérapeutique.-– Diana Swift

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