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La calvitie : une réalité qui décoiffe ! Pam Harrison Être chauve peut parfois être attrayant, mais bien des hommes ne tiennent pas à avoir l’air d’un « méchant motard », nous dit le Dr Thomas Nakatsui, chargé de cours clinique en dermatologie à l’Université de l’Alberta, à Edmonton. Si seuls les eunuques ne deviennent jamais chauves, comme l’affirme un vieux dicton, la calvitie n’en soulève pas moins pour certains un réel problème de virilité : en effet, si vous n’avez pas ce qu’il faut pour conserver une belle chevelure, que vous manque-t-il d’autre ? « Je peux vous affirmer que si les hommes avaient le choix, tous, ou presque, voudraient conserver leurs cheveux », affirme le Dr Michael Sheps, professeur agréé de dermatologie à l’Université du Manitoba, à Winnipeg. Voici ce que les hommes peuvent faire pour retrouver leur glorieuse chevelure. Les médicaments Le minoxidil (Rogaine), que l’on applique quotidiennement sur le cuir chevelu, aide à prévenir la chute des cheveux, mais sans stimuler la croissance capillaire, explique le Dr Sheps. Personne ne sait avec exactitude comment agit ce produit, mais selon certains experts, il aiderait à revitaliser les follicules capillaires atrophiés et à produire des cheveux plus longs et plus épais. Selon des études réalisées par le fabricant, le minoxidil favorise une croissance modérée de nouveaux cheveux chez 25 % des hommes. Quand cela fonctionne, le minoxidil semble particulièrement efficace sur la couronne et l’arrière de la tête, et non sur les tempes et le devant de la chevelure, précise Thomas Nakatsui. Le finastéride (Propecia), administré par voie orale, inhibe les effets de l’androgène dihydrotestostérone, l’hormone mâle qui provoque la perte des cheveux. Tout comme le minoxidil, le finastéride contribue davantage à prévenir la chute des cheveux qu’à stimuler leur croissance, mais les experts s’entendent pour dire qu’il est le plus efficace des deux médicaments. Le finastéride est également plus coûteux, puisque vous devrez débourser 75 $ par mois, plutôt que 60 $ pour le minoxidil. Les prothèses capillaires Un postiche ou une perruque bien ajustés peuvent constituer une solution acceptable sur le plan esthétique, à cause de leur apparence beaucoup plus naturelle que les anciens « toupets ». S’il reste encore des cheveux naturels, il est possible de fixer des cheveux synthétiques ou humains à ceux qui subsistent. Mais les cheveux postiches nécessitent un entretien régulier et peuvent entraîner une perte capillaire encore plus importante, à cause de la tension exercée sur les cheveux par la fixation fréquente de la prothèse. Les prothèses capillaires doivent aussi être remplacées régulièrement, si bien qu’elles peuvent représenter une solution plus coûteuse à long terme que les techniques de restauration capillaire, souligne le Dr Sheps. Selon les experts du Centre de prothèses capillaires de Toronto, il en coûte au bas mot 750 $ pour une prothèse de haute qualité et celle-ci peut facilement atteindre les 2000 $, selon la base à laquelle elle est fixée. Les micro greffes de cheveux Ces greffes sont la preuve des immenses progrès réalisés dans le domaine de la transplantation capillaire depuis l’avènement des tout premiers implants à l’aspect si lamentable. Bien que les cheveux à greffer soient toujours prélevés à l’arrière et sur les côtés de la tête, chaque bandelette est maintenant soigneusement divisée en unités folliculaires comportant un, deux ou trois cheveux. Ces micro-greffons sont ensuite implantés dans de minuscules incisions pratiquées dans le cuir chevelu. Chaque unité folliculaire peut être très dense, créant ainsi une apparence tout à fait naturelle. « Les résultats sont parfois si naturels que même les coiffeurs s’y laissent prendre ! », affirme Thomas Nakatsui. « Bien que le principe soit simple, la technique n’en est pas moins difficile. C’est pourquoi il recommande aux hommes de demander à voir, avant l’intervention, des photos de qualité en gros plan de patients ayant subi une transplantation à la clinique qui les intéresse, et de s’assurer que celle-ci recourt à des greffons folliculaires et non aux anciennes techniques moins raffinées sur le plan cosmétique. Selon l’importance de la perte capillaire, le nombre de greffons requis et les professionnels qui réalisent la greffe, une transplantation coûtera entre 3000 $ et 10 000 $. Le prix pourrait toutefois être substantiellement plus élevé et d’autres transplantations devenir nécessaires si la tête continuait de se dégarnir. L’intervention dure de deux à six heures, selon le nombre de greffons requis. Pour plus de renseignements au sujet de la restauration capillaire, consultez le www.igcqc.com. Si vous êtes chauve et fier de ressembler davantage à Yul Brynner qu’à Donald Trump, visitez le http://cf. groups.yahoo.com/group/Fierte_chauve_Quebec/. |
