|
|
Mot de la rédactrice en chef Diana Swift L’un des aspects les plus intéressants de mon travail de rédactrice en chef de Santé canadienne est le suivi des plus importantes recherches médicales. Comme nous devons préparer très longtemps d’avance nos articles pour être en mesure de produire un magazine bimestriel, il ne nous est pas toujours possible de vous communiquer les actualités les plus récentes, comme on le fait à la télévision et les quotidiens. Voilà pourquoi j’ai voulu faire état des différentes études qui ont retenu mon attention au cours des derniers mois.
Les employés souffrant d’embonpoint sont plus susceptibles de présenter des demandes d’indemnité pour blessures au dos, aux poignets, aux bras, au cou, aux épaules, aux hanches et aux genoux. Voilà qui confirme les importantes répercussions de l’obésité sur l’anatomie humaine — et sur le budget des employeurs. Des études comme celles-ci devraient encourager les entreprises à investir dans des programmes de promotion du poids santé, tels que des conseils en nutrition et des salles de conditionnement physique en milieu de travail. Pour vous familiariser avec la prévention des problèmes de poids, voir l’article d’Andrea Kenney (p. 56). En ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, des chercheurs de l’Université Harvard de Boston révèlent qu’un apport réduit en sel — qui contribue à abaisser la tension artérielle — permet aussi de réduire légèrement les risques à long terme de certaines maladies cardiovasculaires. Les chercheurs ont suivi 2415 sujets, 10 à 15 ans après leur participation à deux études cliniques randomisées sur la prévention de l’hypertension. Ils ont constaté que les participants à qui on avait demandé de réduire leur consommation de sodium d’au moins 25 % couraient 25 % moins de risque de subir un accident vasculaire cérébral, une crise cardiaque ou un pontage coronarien, et 20 % moins de risque de mourir des suites d’une maladie cardiaque. Pour en savoir davantage sur le sel et l’accident vasculaire cérébral, voir l’article de Michele Sponagle en page 22. Une étude intéressante, réalisée sur une période de quatre ans auprès de 1200 femmes, à l’Université Creighton d’Omaha (Nebraska), a découvert qu’un apport élevé de calcium et de vitamine D (celle qu’on appelle la vitamine soleil), peut réduire de 60 % les risques de cancer. Les chercheurs croient que cette découverte pourrait les éclairer sur les raisons qui expliquent le taux plus élevé de cancer dans les pays nordiques, où les hivers sont longs, puisque c’est l’exposition de la peau au soleil qui suscite la production de cette vitamine par l’organisme. La vitamine D joue un rôle important dans la croissance cellulaire et le système immunitaire. Toujours dans le domaine du cancer, une étude réalisée auprès d’un million de femmes au Royaume-Uni a constaté une hausse de 20 % du risque de développer un cancer de l’ovaire et d’en mourir chez les femmes qui ont reçu de l’hormonothérapie de remplacement, comparativement aux femmes qui n’en ont jamais reçu. Toute augmentation du risque de ce cancer mortel est certes alarmante, mais ce sont les chiffres réels qui comptent. En effet, au cours d’une période de cinq ans, cette augmentation de 20 % équivalait à un seul cas de plus de cancer de l’ovaire parmi 2500 femmes et à un seul décès de plus parmi 3300 femmes. Pour en savoir davantage sur l’interprétation des statistiques médicales, voir l’article de Tim Johnson en page 34. Enfin, à l’Université du New Hampshire, à Durham, des chercheurs ont proposé une approche à deux volets pour contrer la dépression chez les nouvelles mères : réduire le stress et administrer un traitement anti-inflammatoire aux acides gras à longue chaîne de source marine. En passant en revue la documentation médicale, ils ont découvert que l’allaitement maternel (s’il se passe bien) peut réduire le stress et améliorer l’humeur. Les acides docosahexaénoïque et eicosapentaénoïque, deux acides gras essentiels oméga-3 que l’on retrouve dans le poisson, peuvent aider à réduire l’inflammation reliée à la dépression. Durant le troisième trimestre de grossesse et après l’accouchement, les femmes présentent un taux élevé de substances chimiques inflammatoires, ce qui peut les prédisposer à la dépression postpartum. Nous vous souhaitons un bel été, et ne manquez pas de prendre toutes les vacances auxquelles vous avez droit ! |
