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Inverse la gingivite en 4 semaines

Message de l’Association médicale canadienne

Colin McMillan, MD
Président, Association médicale canadienne

Nos enfants souffrent de deux maladies mortelles : les lacunes graves et les excès, tout aussi graves. Et pour la première fois dans l’histoire de notre pays, nombreux sont les enfants d’ici dont l’espérance de vie pourrait être plus courte que celle de leurs parents.

Un grand nombre de nos jeunes sont si suralimentés, si alourdis d’embonpoint et si sédentaires qu’ils développent un diabète de type 2, maladie autrefois réservée aux adultes et qui engendre de graves problèmes de santé quand ce n’est pas des décès prématurés. À l’opposé, beaucoup de nos enfants manquent des soins de santé et du soutien social les plus élémentaires. Dans nos communautés autochtones et inuites, le taux de mortalité des nouveau-nés est de deux à trois fois plus élevé que dans la population en général, et l’incidence de suicide chez les jeunes autochtones est aussi beaucoup plus élevée. Certaines des données qui suivent vous étonneront ou vous choqueront peut-être, mais elles n’en sont pas moins véridiques.

Colin McMillan
  • Le taux d’obésité chez les enfants du Canada a triplé en moins de deux décennies.
  • Parmi nos enfants atteints de maladie mentale, un sur six seulement reçoit les soins appropriés.
  • Le taux de mortalité infantile au Canada s’est stabilisé, tandis qu’il continue de décroître dans beaucoup d’autres pays occidentaux.
  • Les décès de nourrissons autochtones sont plus fréquents et l’obésité est plus prévalente chez les enfants autochtones que dans la population générale du pays, tout comme le nombre de cas de diabète de type 2 et le nombre de blessures et de décès accidentels.

Devant une situation aussi déplorable, il fallait intervenir et nous l’avons fait. En 2005, les premiers ministres des provinces et des territoires ont fixés des objectifs de santé pour le Canada. Le premier était de permettre à nos enfants de développer pleinement leur potentiel et de grandir « heureux, en santé, en sécurité et en toute confiance ». Les médecins du Canada ont toutefois compris que des mesures encore plus importantes s’imposaient pour atteindre cet objectif louable. C’est ainsi qu’en avril 2007, l’Association médicale canadienne (AMC), la Société canadienne de pédiatrie et le Collège des médecins de famille du Canada ont réuni des experts et des intervenants en santé des enfants pour élaborer un plan d’action. Le Dr Ruth Collins-Nakai, ancienne présidente de l’AMC et praticienne ayant toujours défendu avec passion la cause des enfants canadiens, a dirigé le Sommet sur la santé des enfants au nom de l’AMC.

Le Sommet a réuni plus de 120 des grands intervenants en santé des enfants du pays. Ensemble, ils ont établi un plan d’action en vue d’atteindre un objectif : que les enfants du Canada soient parmi les plus en santé au monde. Une des réalisations marquantes du Sommet  a été l’adoption d’une charte sur la santé des enfants, fondée sur trois principes :

  • un environnement sain et sécuritaire pour les enfants;
  • une bonne santé et un développement adéquat;
  • un éventail complet de ressources en santé, accessibles à tous.

Pour chacun des principes, les délégués ont cerné des objectifs précis comme la bonne qualité de l’air, de l’eau et du sol, et des conditions propices à l’activité physique et à l’apprentissage. Ces buts simples, mesurables, réalisables et opportuns permettront de concrétiser les principes de la charte. Pour faire de la charte une réalité, les délégués ont aussi appuyé une Déclaration sur la santé des enfants et le Défi Santé des enfants et des jeunes, qui favorisent l’action et l’engagement, et réclament la création urgente d’une Commission pour l’enfance et d’un Bureau de la santé des enfants dont le conseiller se rapportera directement au ministre de la Santé. Le Défi appuie aussi l’adoption d’une stratégie nationale sur la santé des enfants, élaborée à toutes les étapes en consultation avec eux et portant une attention particulière à la santé des enfants autochtones.

La charte insiste sur la nécessité d’attribuer d’importantes ressources à la réalisation de but concrets. Elle vise en cela les intervenants stratégiques dont les politiques peuvent être déterminantes pour la santé des enfants. Le Sommet étant la première d’une série d’étapes, on n’a pas circonscrit les éléments qui détermineront le succès de nos interventions, mais plutôt souligné l’importance de fixer des objectifs mesurables et quantifiables. Si nous y mettons de la détermination et des efforts, rien ne devrait nous empêcher d’atteindre les objectifs fixés par le Dr Collins-Nakai lors du Sommet, soit que le Canada se classe d’ici cinq ans au nombre des cinq pays du monde où la santé et le mieux-être des enfants sont les meilleurs.


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