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Mieux vaut
prévenir que guérir ! Andrea Kenney
Le Dr Karl Weiss, infectiologue et professeur adjoint en médecine à l’Université de Montréal, nous renseigne sur les risques de maladies plus graves qui menacent les voyageurs. « La malaria est une maladie souvent mortelle sans un traitement adéquat. Et dans certains pays, la méningite, la dengue et la fièvre typhoïde sont aussi très préoccupantes. » Pourquoi la menace est-elle si grande dans certains pays ? Parce que les normes d’hygiène ne sont pas nécessairement les mêmes qu’ici, que la nourriture et l’eau peuvent être contaminées et que le climat peut favoriser l’apparition d’organismes transmetteurs de maladies qui nous sont inconnus au Canada et auxquels nous ne sommes pas adaptés. Surtout, ne paniquez pas. La vaccination régulière que nous recevons dès l’enfance nous protège en partie contre ces maladies. C’est le cas notamment des vaccins contre le tétanos et la diphtérie (qui nécessitent un rappel tous les dix ans), sans oublier le vaccin anti-grippal administré annuellement entre novembre et mars. Si vous avez moins de 65 ans, que vos vaccins de routine sont mis à jour régulièrement et que vous voyagez dans les pays industrialisés d’Amérique du Nord et d’Europe occidental, de même qu’au Japon, en Israël, en Australie et en Nouvelle-Zélande, vous n’aurez probablement pas besoin de vaccins avant votre départ. Pourquoi ? Tout simplement parce que ces pays présentent des dangers de contamination comparables à ceux du Canada et dispensent des soins médicaux de haute qualité en cas de maladie. « Toutefois, dans les pays dont les normes d’hygiène sont moins rigoureuses, un traitement peut représenter un danger plus grand que l’absence de traitement. Dans cette perspective, les vaccins contre l’hépatite A et B deviennent donc essentiels, même si vous logez dans un hôtel cinq étoiles. » D’autres vaccins peuvent se révéler nécessaires, nous dit le Dr Klein, selon la destination, l’hébergement, les activités, la durée du séjour et les antécédents médicaux propres à chacun. Il faut également souligner que « les régions à risque ne sont pas nécessairement les mêmes d’une année à l’autre ». Par exemple, au cours de la dernière décennie, on a rapporté à l’Agence de la santé publique du Canada environ 400 cas de malaria. Or, cette fièvre causée par un parasite est devenue à risque dans des destinations prisées par les Canadiens, comme le Mexique, la République Dominicaine et la Jamaïque. Les voyageurs qui apprécient ces destinations pourraient donc avoir besoin de médicaments contre la malaria et de se renseigner sur les insectes à éviter, cette fièvre étant transmise par des moustiques. Quant aux vaccins contre le choléra et la diarrhée du voyageur, « ils sont recommandés pour un nombre restreint de voyageurs à très hauts risques », de dire le Dr Weiss. Pour déterminer le type de vaccin dont vous aurez besoin, consultez votre médecin ou une clinique santé-voyage six à huit semaines avant votre départ, soit le temps nécessaire pour le vaccin de produire son effet. Le vaccin contre la diarrhée n’exclut pas la nécessité d’éviter les aliments et l’eau contaminés par les insectes qui sont à la source de la tourista. Ainsi, le médecin pourrait vous prescrire des antibiotiques ou vous recommander certains médicaments en vente libre, pour le cas où les mesures préventives échoueraient. Si vous retournez dans votre pays d’origine situé dans une région en voie de développement après une longue absence, vous pourriez avoir perdu votre immunité contre ses organismes, alors soyez prudent ! « Et soyez encore plus vigilant si vous voyagez avec des enfants de moins de trois ans, plus susceptibles de se déshydrater rapidement. » Et comme beaucoup de voyageurs dont l’horaire habituel de repas et de sommeil est perturbé, vous pourriez expérimenter l’inverse de la diarrhée : la constipation, d’où l’importance de mettre des laxatifs dans vos bagages avant de partir. Lynn Torfason, une voyageuse passionnée originaire de Calgary et qui a roulé sa bosse dans plus de 54 pays, n’a dû faire face que deux fois à des problèmes de santé. « La plupart des précautions doivent être prises avant le départ, » dit-elle. D’abord, informez-vous sur les aliments à éviter dans votre pays de destination, faites-vous vacciner, souscrivez à une assurance médicale, mettez une trousse de premiers soins bien garnie dans vos bagages et sachez comment vous en servir. « Ensuite, il ne vous restera plus qu’à réfléchir quelques secondes avant de consommer un aliment ou une boisson. » Pour obtenir la liste des cliniques santé-voyage, consultez les Pages Jaunes ou la rubrique Santé des voyageurs du site de l’Agence de la santé publique du Canada au www.phac-aspc.gc.ca. Pour plus de renseignements, ou pour obtenir la liste détaillée des vaccins et des précautions nécessaires à prendre pays par pays, visitez le www.muskadia.com et cliquez sur Santé et hygiène. |
