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Inverse la gingivite en 4 semaines

Peter Robinson
Deux ans après sa crise cardiaque, le prolifique écrivain de romans policiers nous parle de santé. 

Gary Butler

Nul besoin d’être détective pour éclaircir le mystère qui entoure toutes les habitudes de vie meurtrières. Bien que ses romans policiers lui aient valu de nombreux prix, Peter Robinson n’est pas un détective. Cet auteur est tout de même bien placé pour résoudre ce type de problèmes. En 2005, il a été terrassé par une crise cardiaque qui lui a rappelé qu’on peut modifier un mode de vie stressant, mais qu’on ne peut pas se débarrasser de nos prédispositions génétiques. À l’âge de 57 ans, cet homme réfléchi, originaire du Yorkshire et résidant à Toronto, a effectué des changements dans sa vie, et même dans celle de son héros, l’inspecteur Alan Banks, dont vous découvrirez les nouvelles aventures dans le dernier et 17e roman de Peter Robinson : Friend of the Devil, maintenant en librairie !

Peter Robinson
Photo by Biserka Lavaja

De quelle manière votre profession a-t-elle affecté votre santé ?

Il n’est pas facile de s’alimenter sainement quand on est sur la route. Ce qui donne si bon goût aux plats servis dans les restaurants, c’est le sel, le beurre et la crème. Je m’efforce aujourd’hui de manger le plus sainement possible au déjeuner et au dîner et de ne pas trop me préoccuper du souper. Bien que les voyages exotiques aient quelque chose de fascinant, ils ont le désavantage de réduire mon horaire d’écriture et de perturber ma routine, augmentant du même coup le stress qui vient avec les dates de tombée.

Que faites-vous pour vous maintenir en forme quand vous êtes pris dans le tourbillon des tournées de promotion ?

Mon médecin m’a dit que puisque je n’étais pas un athlète avant, je n’en deviendrais pas un aujourd’hui. Alors, je n’essaie jamais de surpasser mes forces. Je ne fais pas de jogging, ne pratique pas de sport et je ne vais pas au gym. Le plus important pour moi est de marcher, généralement à bonne vitesse, une demi-heure à une heure par jour. En voyage, j’aime visiter les villes à pied et j’essaie de trouver du temps, tous les jours, pour pratiquer cette activité.

Quelles sont les mauvaises habitudes de l’inspecteur Banks qui vous
appartiennent ?

Alan Banks met la pédale douce dans mes deux derniers romans en ce qui a trait à son mode de vie. Il a développé une propension pour le vin rouge, au détriment du whisky de malt pur, et il est rare qu’il boive à l’excès. Mon héros est sans doute un peu plus indiscipliné que je ne le suis moi-même à cet égard. Par exemple, selon lui, quand vous dites à votre médecin quelle quantité d’alcool vous buvez, celui-ci aura tendance à la doubler. Et alors, lorsqu’il vous dira quelle quantité vous pouvez boire, vous pourrez la doubler ! Remarquez, il s’agit du point de vue de Banks, pas du mien !

Quel mode de vie aviez-vous avant votre crise cardiaque et de quelle façon s’est-il modifié depuis ?

Je ne croyais pas avoir un mode de vie si dommageable pour la santé. Peut-être ai-je mangé trop de viande rouge. J’ai déjà fumé également, bien que j’aie cessé de fumer longtemps avant ma crise cardiaque. Mon cardiologue m’a dit que mon problème était surtout d’ordre génétique. Mais aujourd’hui, je fais beaucoup plus attention à ma santé : aux aliments et aux boissons que je consomme et à l’exercice que je fais. J’ai perdu environ 5 kilos et j’habille maintenant une taille en moins. Mais je ne suis pas un maniaque. De façon générale, mon régime alimentaire est simple : des céréales muesli au déjeuner, un sandwich et peut-être une salade au dîner, un poisson ou du poulet avec légumes au souper. Je ne grignote pas entre les repas, ne sale jamais mes aliments et il est rare que je prenne un dessert. Bon, il est vrai que j’ai un faible pour le fromage, et pour les biftecks ou les burgers à l’occasion, mais on ne peut pas vivre uniquement de carottes ! Enfin, je veille à intégrer tous les jours dans mon alimentation du vin rouge et du chocolat à haute teneur en cacao.


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