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Inverse la gingivite en 4 semaines

Message de l’Association médicale canadienne

Dr Brian Day
Président
Association médicale canadienne

Vous l’ignorez peut-être, mais le simple fait d’être assis dans cette salle d’attente, en train de lire cet article, prouve que vous (ou l’un de vos proches) venez de franchir l’une des plus importantes étapes donnant accès à des soins de santé : un rendez-vous avec un médecin.

Il n’y a pas si longtemps, obtenir un rendez-vous était chose facile. En cas de maladie, vous alliez voir un médecin, vous vous présentiez dans une salle d’urgence ou vous étiez hospitalisé. Aujourd’hui, plus de cinq millions de Canadiens n’ont pas de médecin de famille. De plus, les salles d’urgence sont bondées et de nombreux hôpitaux doivent fermer des lits étant donné l’énorme pénurie d’infirmières et d’autres professionnels de la santé. Résultat : un nombre considérable de Canadiens n’ont pas accès, dans des délais raisonnables, aux services dont ils ont besoin pour se faire soigner et pour demeurer en santé.

Dr. Brian Day

L’Association médicale canadienne (AMC) estime que le manque de médecins et de plusieurs autres professionnels de la santé constitue le problème le plus grave auquel le système de santé canadien doit faire face.

Dans le cas des médecins, les premiers signes de pénurie remontent au début des années 1990. À l’époque, soucieux de freiner la montée des inscriptions en médecine, les gouvernements avaient réduit de 10 % le nombre d’admissions dans les facultés de médecine. L’objectif était alors de ralentir la croissance des coûts des soins de santé. Cette décision a coïncidé, toutefois, avec les phénomènes suivants :

  • Le départ à la retraite des médecins qui avaient immigré au Canada dans la période d’après-guerre, lesquels représentaient, dans plusieurs secteurs, près de la moitié des médecins pratiquants.
  • L’ajustement de la période d’internat (qui suivait l’obtention du diplôme et précédait le permis d’exercer) par une période minimale de deux ans, ce qui retardait d’une année l’arrivée des nouveaux médecins dans le système de santé.
  • La réduction des heures de travail chez les médecins qui souhaitaient rétablir l’équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle.
  • Le vieillissement de la population, phénomène qui entraînait une demande accrue de soins de santé spécialisés.
  • Le début de l’immigration, aux États-Unis et à travers le monde, de nombreux médecins canadiens.

Pour toutes les raisons que nous venons d’énumérer, le Canada est un des pays industrialisés qui possède le moins de médecins en fonction de la population : 2.2 pour 1 000.

Avec le début du XXIe siècle et sous les pressions d’organismes comme l’AMC, les décideurs ont instauré diverses mesures pour régler les problèmes de pénurie. Depuis 2000, le nombre d’admissions a augmenté dans les facultés universitaires. Des programmes ont également été mis en place pour faciliter aux médecins adéquatement qualifiés, diplômés des facultés de médecine d’autres pays, l’exercice de leur profession au Canada. On observe, de plus, un ralentissement dans les départs à la retraite et dans l’exode des médecins canadiens.

Mais la situation demeure encore très critique, car la tendance perdure, chez les jeunes médecins, de travailler moins d’heure que leurs collègues plus âgés. Qui plus est, la population continue de vieillir et les baby-boomers exigent de plus en plus de soins.

L’AMC, pour sa part, maintient ses pressions sur les gouvernements pour qu’ils traitent en priorité cette pénurie de professionnels de la santé. En réglant ce problème, nous permettrons à notre pays d’être autosuffisant, à court comme à long terme, quant au nombre de professionnels de la santé formés ici.


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