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Inverse la gingivite en 4 semaines

Message de l’Association médicale canadienne

Dr Brian Day
Président
Association médicale canadienne

Une fois tous les dix ou vingt ans, nous mettons en lumière le problème médical le plus répandu et le plus complexe de notre société : la maladie mentale. Au Canada, c’est maintenant l’heure de cette mise en lumière à la suite
de la création, l’an dernier, de la Commission de la santé mentale du Canada, présidée par Michael Kirby.

Les raisons qui nous incitent à mettre l’accent sur le diagnostic et le traitement de la maladie mentale sont évidentes. Au cours de sa vie, un Canadien sur cinq souffrira d’une maladie mentale ou d’un autre problème, tout aussi aigu, la toxicomanie. Hélas, de toutes les personnes atteintes, près des trois-quarts ne recevront jamais de soins professionnels. Les répercussions économiques de ce fléau sont de plus en plus graves, avec des coûts évalués à 14,4 milliards de dollars annuellement. Mais le prix ultime que nous avons à payer est le suicide, qui frappe de plus en plus dans des proportions démesurées les jeunes et les populations autochtones.

Dr Brian Day

Malgré l’impact dévastateur de la maladie mentale sur les gens et la société, notre façon de reconnaître et de traiter la maladie mentale et la toxicomanie demeure ambivalente. Nous sommes, en effet, toujours sous l’emprise des préjugés associés à la maladie mentale et de la réticence à admettre qu’elle requiert les mêmes soins que les maladies physiques. Les gens qui souffrent de dépression se font encore dire d’arrêter de « s’écouter » et les personnes toxicomanes qu’elles devraient faire preuve de plus de bonne volonté.

Mais est-il si étonnant que nous ayons tant de mal à traiter la maladie mentale avec la même rigueur que les autres maladies ? Après tout, contrairement à la crise cardiaque, à l’AVC et aux autres maladies physiques, qui présentent des symptômes très caractéristiques, la maladie mentale ne se manifeste pas de façon évidente. Plusieurs de ses symptômes, comme le sentiment de découragement, le stress, l’agitation et l’insomnie, comptent parmi ceux que la plupart d’entre nous avons déjà éprouvés.

La santé mentale étant encore mal comprise, cette approche, toute simple, qui consiste à créer une commission et à parler ouvertement du problème ne pourra avoir que des répercussions positives. Beaucoup d’autres mesures seront nécessaires, cependant, de même qu’une grande prudence. En effet, nous vivons encore aujourd’hui avec les conséquences désastreuses des décisions que nous avons prises, dans la seconde moitié du 20e siècle, de retirer des institutions psychiatriques des personnes souffrant de graves maladies mentales. La
réintégration sociale de ces patients fragiles a eu lieu sans que de nouvelles pistes de solutions aient été élaborées quant aux ressources susceptibles de leur procurer soins et soutien. Mais la conséquence la plus terrible de cette décision est probablement le fait que notre système pénitentiaire — qui rappelle, d’une certaine manière, la conjoncture du début du 19e siècle — soit devenu une vaste décharge publique pour les gens atteints de maladie mentale.

L’Association médicale canadienne (AMC), qui se réjouit de la création de la Commission de la santé mentale du Canada, prône depuis longtemps l’instauration de ressources qui permettraient de mieux gérer les problèmes de maladie mentale. Au fur et à mesure que progresseront les travaux de la Commission, l’appui de l’AMC fera de même. La maladie mentale figurera d’ailleurs parmi les sujets majeurs à l’ordre du jour lors de l’assemblée annuelle de l’AMC, qui se déroulera au mois d’août 2008 à Montréal.

L’AMC jouera également un nouveau rôle tout aussi important dans la profession médicale, qui consiste à sensibiliser les médecins à l’importance de préserver leur propre santé mentale. Les professionnels de la santé subissent des pressions incessantes, liées aux tensions croissantes que leur impose le système de soins de santé. L’AMC est convaincue qu’un plus grand nombre de mesures peuvent être prises pour mieux comprendre le stress que ces tensions entraînent chez les praticiens, afin de les aider à mieux prendre soin d’eux-mêmes.

Personne ne peut prétendre être à l’abri de la maladie mentale. Toutefois, grâce aux progrès de la science médicale et à une meilleure compréhension des défis de taille que la maladie mentale représente, nous parviendrons à mettre en œuvre des solutions plus efficaces au plus important problème auquel est confronté notre système de santé.


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Publié par AMC Média, une division de Solutions Cliniques Ltée.
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