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Comment transformer, une étape à la fois, un comportement à risque en mode de vie rentable pour la santé ! Susie Langley, Dietetiste agréée
Au fil des ans, un emploi stressant, un mode de vie sédentaire et une forte consommation d’alcool ont eu raison de ses tentatives d’atteindre un poids santé en suivant un régime de type Atkins, riche en protéines et faible en glucides. Peu de temps avant notre première rencontre, il avait cessé de fumer, ce qui avait provoqué chez lui d’irrésistibles fringales pour les desserts à forte teneur en sucre. Au cours d’une journée type, John pouvait facilement ingérer plus de 3 000 calories, comparativement aux 2 000 à 2 500 calories auxquelles il aurait dû se restreindre pour perdre suffisamment de poids. Les week-ends, il trouvait encore plus difficile de limiter sa consommation de nourriture et d’alcool, parce qu’il était loin des pressions du bureau et que sa consommation de nourriture et d’alcool était moins structurée. Ainsi, pendant qu’il s’efforçait de réduire les risques inhérents aux investissements de ses clients, John exposait sa vie à de graves dangers en faisant de mauvais choix pour son portefeuille personnel de placement-santé. Avec pour résultat que son corps avait maintenant la forme dangereuse d’une pomme avec une forte concentration de graisse abdominale. Sans le savoir, John jouait à la roulette russe avec sa santé. Ce qu’il ne savait pas, c’est que chaque kilo en trop oblige le cœur à pomper plus fort pour propulser le sang à travers un réseau de près de quatre kilomètres de vaisseaux sanguins. Il en résulte alors une augmentation de la tension artérielle et l’accumulation de plaque sur la paroi des artères. L’impressionnant tour de taille de John — plus de 100 cm (plus de 40 po) — était l’indice d’une énorme quantité de graisse abdominale interne. Le corps en forme de pomme est étroitement associé à un syndrome métabolique à hauts risques, qui augmente la susceptibilité au diabète de type 2 et entraîne l’insulinorésistance, l’hypertension, une forte concentration de triglycérides dans le sang et un taux de glycémie à la limite de l’acceptable. Le besoin que John éprouvait de se détendre avec de l’alcool peut devenir une dépendance dangereuse parce que l’alcool dans un estomac vide peut entraîner une augmentation de l’appétit au moment des repas. Alors qu’un verre d’alcool peut favoriser la détente, trois ou quatre verres sont une source de calories superflues et contribuent à augmenter la tension artérielle. Et comme l’alcool est un dépresseur du système nerveux central, il peut entraîner un sentiment d’accablement s’il est consommé après une longue et dure journée de travail. Étape 1 : Moins d’alcool, meilleure alimentation
Je lui ai rappelé que les régimes à la mode — comme le régime Atkins — qui promettent une perte de poids rapide, ne sont pas véritablement efficaces parce qu’ils favorisent une perte de liquide et de masse musculaire, ce qui ralentit le métabolisme et conduit souvent à un regain de poids. Le régime DASH consiste à manger plus de légumes et de fruits et davantage de produits laitiers faibles en gras et en sodium et riches en calcium, magnésium et potassium. Des études ont démontré qu’avec cette approche, certaines personnes pouvaient abaisser leur tension artérielle sans avoir recours aux médicaments. En consommant plus de poisson et de petites quantités de viande maigre ou de substituts (légumineuses, œufs, noix et graines), de même que des portions adéquates d’aliments de grains entiers, John remplacerait alors les gras saturés par des gras monoinsaturés et polyinsaturés, meilleurs pour la santé cardiaque. Il était aussi d’accord pour manger moins d’aliments préparés et ainsi réduire sa consommation quotidienne de sodium dont l’apport maximal recommandé est de 2 300 milligrammes par jour (certains prônent maintenant un apport maximal de 1 500 milligrammes par jour). Étape 2 : De nouvelles habitudes alimentaires Cette seconde étape consistait, pour John, à modifier son comportement alimentaire. Il était d’accord pour déjeuner tous les matins et pour intégrer à ce premier repas de la journée des glucides riches en fibres et des produits laitiers faibles en matière grasse qui lui fourniraient l’énergie dont il a besoin à court terme et qui stimuleront sa concentration, favorisant ainsi de meilleures prises de décisions matinales. Il a finalement compris qu’une salade dite « légère » à l’heure du lunch, riche en protéines mais dépourvue de glucides, ne pouvait lui fournir l’énergie suffisante pour l’après-midi. Pire, ce repas trop vite digéré lui creusait l’appétit au cours de la journée, l’incitant à manger comme un ogre à 20 h 30, heure de son souper. Le vieux dicton « manger comme un roi le matin, comme un prince le midi et comme un pauvre le soir » venait de prendre tout son sens pour John. Un petit déjeuner équilibré doit comprendre des grains entiers, des fruits et du lait faible en matière grasse. À l’heure du lunch, un repas sain sera lui aussi composé d’un aliment de grains entiers, mais aussi d’une viande maigre ou d’un substitut, le tout accompagné de légumes et de fruits frais. Quant à l’alcool, John a compris l’importance de limiter sa consommation à un verre de cinq onces par jour pour mieux contrôler son appétit à l’heure du souper. Il a aussi commencé à prendre une collation en fin d’après-midi, composée d’un fruit frais, de yogourt et de quelques amandes et à se satisfaire de portions plus modérées au souper, préparé par sa femme, qui est consciente de l’importance des repas santé. Enfin, parce que John est maintenant physiquement plus actif, il peut se permettre — et goûter pleinement ! — la petite portion de dessert maison qu’il savoure une ou deux fois par semaine. Étape 3 : En marche vers la bonne forme John a intégré à ses activités quotidiennes un programme de marche de 30 à 60 minutes, tel que recommandé par Santé Canada. Son chien en a également profité! Étape 4 : Les bénéfices pour la santé
John a appris aussi qu’en faisant le plein d’énergie tôt le matin, il avait moins tendance à se gaver de calories à l’heure du souper. Aujourd’hui, il est toujours fidèle à son programme de marche quotidien. Avec le temps, il a augmenté progressivement la distance parcourue et pris un rythme qu’il maintient encore aujourd’hui, ce qui ne peut que favoriser sa santé cardiaque ! Mieux encore, le médecin de famille de John a réduit le dosage de ses antihypertenseurs, car la tension artérielle de son patient a baissé suffisamment pour atteindre la moyenne sécuritaire de (120/80 mgHg). John sait que non seulement il a ajouté des années à sa vie, mais qu’il a également augmenté de beaucoup sa qualité de vie, un résultat qui fait plaisir à tout le monde, y compris à l’équipe médicale qui le soigne. |
