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Inverse la gingivite en 4 semaines

Mot de la rédactrice en chef

Diana Swift
Rédactrice en chef
editor@canadian-health.ca

Comme tous les Canadiens, je suis beaucoup plus sensibilisée qu’auparavant à l’importance de protéger l’environnement et d’économiser l’énergie. Mais souvent je dois admettre que passer de la parole à l’acte est difficile.

Le mois dernier, par exemple, j’ai voulu préparer un plat avec des haricots secs plutôt que de prendre des haricots précuits en conserve. J’ai fait tremper les haricots, mais ensuite il a fallu plusieurs heures de cuisson pour les attendrir suffisamment et les ajouter à ma soupe. J’ai même fait un double usage de l’eau de trempage en m’en servant aussi pour faire bouillir des oeufs. Mais je me suis sentie coupable de tous les watts que j’étais en train de consommer pour la préparation d’un seul repas !

Diana Swift Photo : Susan Ashukian

Autre exemple : Il n’y a pas si longtemps, j’étais en train de faire bouillir du maïs dans un chaudron sur un grand élément de la cuisinière. Mais ensuite, quand j’ai voulu faire cuire des asperges dans ma marmite à vapeur, je me suis retrouvée devant un dilemme : me servir du grand élément (déjà chaud) pour les dix minutes de cuisson des asperges, ou bien allumer un petit élément ? J’ai choisi d’utiliser le grand élément, mais pendant toute la durée de cuisson des asperges, j’ai éprouvé de la culpabilité à la vue de la petite marmite au milieu du grand élément rouge et brûlant.

Je suis confrontée tous les jours à ce type de choix. Par exemple, quand j’étais enfant, on me disait de laisser couler l’eau du robinet quelques minutes avant de la boire. Mais compte tenu de la fragilité du contexte écologique actuel, doit-on considérer cette habitude comme du gaspillage ?

Un nouveau-né s’est ajouté à la famille qui habite de l’autre côté de la rue. Quelques fois par semaines, un immense camion blanc s’arrête devant la porte et, pendant que le moteur continue de tourner, le chauffeur va livrer ses provisions de couches propres à la maman. Je ne peux que m’interroger sur le bien-fondé de faire tremper les couches, de les laver dans une eau chaude saturée de détergent, de javellisant, d’assouplissant et de quoi encore. Est-ce plus écologique que d’utiliser une quantité comparable de couche en papier ? Et qu’en est-il de tous les acres de terres agricoles utilisées pour cultiver le coton à une époque où la nourriture se fait rare et chère.

Il y a quelques années, j’ai commencé à faire ma lessive à l’eau froide pour économiser l’énergie, mais j’ai vite découvert que certains vêtements ne devenaient pas aussi propres que si je les avais lavés à l’eau chaude. Pour compenser, j’ai décidé de prolonger le cycle de lavage et il m’arrive même de relaver certains vêtements. Dans de telles conditions, je me demande quel peut être l’avantage pour l’environnement.

À la maison, nous avons pris l’habitude d’éteindre systématiquement les commutateurs que nous gardions allumés autrefois par mesure de sécurité. Récemment, toutefois, il m’est arrivé de trébucher dans le noir. Je ne me suis pas blessée gravement, mais je risque un jour de faire une mauvaise chute qui pourrait m’expédier à l’urgence de l’hôpital. Que faire alors ? Éteindre pour économiser l’électricité et risquer d’être blessée ?

Ceux qui prônent la préservation de l’énergie nous recommandent aujourd’hui de remplacer notre sécheuse, très énergivore, par la bonne vieille corde à linge. Personnellement, j’étends depuis des années mes serviettes et mes draps sur la corde pour économiser l’énergie et parce que rien, selon moi, ne saurait remplacer l’odeur de la literie qui sèche au grand air. Tout cela me convient parfaitement. Mes fils sont adultes, ils ne vivent plus à la maison. Mais ma voisine est une femme qui travaille et qui a un enfant à la garderie et deux autres à l’école. Elle est déjà submergée par les rendez-vous, les fêtes d’anniversaire, les événements organisés à l’école, sans oublier les haricots secs à faire bouillir ! Faudrait-il lui demander, en plus, de transporter de lourds paniers débordants de linge mouillé jusqu’à la corde à linge ? Elle aussi a besoin d’économiser son énergie !

En Ontario, le gouvernement a choisi d’encourager le recyclage de bouteilles d’alcool en imposant des frais de consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux, de même que sur les canettes et les bouteilles de bière. À Toronto, les soirs de cueillette des ordures, on doit supporter un bruit incessant, provoqué par des pillards qui déversent sur les trottoirs le contenu des poubelles à la recherche de bouteilles vides. Cela a pour effet non seulement de troubler le sommeil des citoyens, mais aussi de priver la Ville de Toronto d’un important revenu provenant de la revente des bouteilles à l’industrie.

Et puisqu’il est question d’administration municipale et de recyclage, je vous invite à lire l’article de Lucie Turgeon sur les moyens de créer un environnement urbain plus sain (p. 16). Vous pouvez aussi m’écrire pour me faire part de vos expériences et de votre engagement en matière de protection de l’environnement.


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