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| Des nouvelles de la santé ! |
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Extraits du Journal de l'Association médicale canadienne
Extraits compilés par Pat Rich
Agir rapidement dans les cas d’hernies chez les nourrissons
Les nourrissons et les jeunes enfants souffrant d’une hernie inguinale devraient être opérés dans les deux semaines suivant le diagnostic, afin d’éviter des problèmes qui pourraient entraîner l’infertilité. Une équipe de chercheurs du Hospital for Sick Children et de l’Institute for Clinical Evaluative Sciences de Toronto a découvert qu’en prolongeant le délai au-delà des deux semaines recommandées, on augmentait les risques d’incarcération herniale — soit le coincement des intestins dans l’hernie —, provoquant ainsi l’atrophie des testicules ou des ovaires dans 5,2 % à 10,1 % des cas. Telles sont les conclusions d’une étude effectuée sur 1 065 dossiers de centres hospitaliers sur des nourrissons et des enfants de moins de deux ans qui ont été opérés pour une hernie entre 2002 et 2004. Les chercheurs ont découvert que le temps d’attente moyen pour une telle chirurgie était de 35 jours. Le Dr Geoffrey Blair, un éminent chirurgien canadien spécialisé en pédiatrie, a commenté cette étude en disant, notamment, que « les bébés souffrant d’hernies douloureuses n’ont pas la possibilité de se plaindre de la situation » et qu’il fallait investir davantage d’efforts pour élaborer des stratégies qui permettraient de réduire les délais de chirurgie chez ces enfants.
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Le vaccin antipneumococcique contre la crise cardiaque
Les gens qui reçoivent le vaccin antipneumococcique courent la moitié moins de risques de faire une crise cardiaque. Voilà les conclusions auxquelles sont arrivées des chercheurs de l’Université de Sherbrooke au Québec et de l’Université McMaster de Hamilton (Ontario). Ces scientifiques ont évalué un groupe de patients admis au Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke entre 1997 et 2003 à la suite d’une crise cardiaque. En comparant ce groupe à celui d’autres patients du même âge qui présentaient des risques de maladies cardiovasculaires mais qui n’avaient pas fait d’infarctus du myocarde, on a pu constater les effets bénéfiques du vaccin antipneumococcique. Selon le Dr Mohammad Madjid, professeur de médecine au Texas Heart Institute, « si les études confirment cette hypothèse, le vaccin antipneumococcique pourrait devenir un moyen sécuritaire et peu coûteux de prévenir les maladies cardiovasculaires. » Les médecins devraient suivre la règle de conduite recommandée, qui consiste à augmenter la fréquence de la vaccination chez les patients à hauts risques.
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Les statines et les cas de délire à la suite d’une chirurgie mineure
On a établi un lien significatif entre une catégorie de médicaments très répandus utilisés pour abaisser le taux de cholestérol et le risque de délire chez les aînés après une chirurgie mineure. À la suite de cette découverte, les chercheurs torontois responsables de l’étude recommandent aux médecins d’interrompre temporairement l’usage de ces médicaments, les statines, avant la chirurgie, afin d’éliminer les risques de délire. Ce point de vue, toutefois, est contesté par un spécialiste américain qui a commenté l’étude, et qui affirme qu’il serait prématuré d’adopter de telles mesures. Selon le Dr Edward Marcantonio, directeur de recherche en médecine générale et en soins de santé primaires au Beth Israel Deaconess Medical Center à Boston, bien que l’étude ait présenté un argument irréfutable en établissant un lien entre les statines et le délire postopératoire, d’autres études s’imposent pour confirmer cette découverte. Pour établir le lien entre statines et délire, l’étude a comparé les fichiers des pharmacies aux dossiers de patients de 65 ans et plus qui ont subi une chirurgie mineure dans des hôpitaux ontariens. Les chercheurs en ont conclu que les statines pouvaient favoriser l’apparition du délire en chassant le sang des neurones, privant ainsi le cerveau de l’oxygène nécessaire à son bon fonctionnement.
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L’importance des traitements éprouvés après une crise cardiaque chez les aînés
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Des mesures plus vigoureuses s’imposent pour assurer aux aînés les traitements appropriés quand ils reçoivent leur congé de l’hôpital à la suite d’une crise cardiaque. Telles sont les conclusions des chercheurs de l’Institute for Clinical Evaluative Sciences à Toronto qui ont passé en revue les dossiers de patients de 65 ans et plus admis dans des hôpitaux ontariens entre avril 2002 et mars 2005. Les scientifiques ont comparé leurs résultats à ceux obtenus dix ans plus tôt avec un autre groupe de patients. Ces chercheurs ont découvert que bien que le nombre de patients qui reçoivent les traitements appropriés ait connu une hausse impressionnante au fil des ans, les patients qui n’étaient pas suivis par un cardiologue étaient moins susceptibles de recevoir les meilleurs soins. Toujours selon l’étude, les personnes suivies par un médecin non spécialisé en cardiologie ou qui pratique la médecine depuis au moins 29 ans étaient moins susceptibles de se voir prescrire un bêta-bloquant, un bloqueur des récepteurs de l’angiotensine, une enzyme de conversion de l’angiotensine ou une statine. « Des efforts doivent être investis pour familiariser les médecins avec les médicaments les plus efficaces dans le traitement de ces patients », de conclure les chercheurs.
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Quels sont les risques du vaccin contre le VPH ?
Une vaste étude menée en Australie confirme l’aspect sécuritaire du vaccin qui est utilisé couramment au Canada contre le virus du papillome humain (VPH). Dans un éditorial sur le sujet, le Dr Noni MacDonald et plusieurs autres rédacteurs du Journal de l’Association médicale canadienne ont déclaré que les chercheurs « ont apporté des preuves irréfutables que le vaccin du VPH est remarquablement sécuritaire. » Les chercheurs australiens, la plupart de la Nouvelle-Galles-du-Sud, ont étudié tous les cas d’anaphylaxie associés à Gardasil, le vaccin quadrivalent utilisé depuis 2007 en Australie. Durant le suivi de 260 000 vaccinations, le taux de réactions anaphylactiques observé n’était que de 2,6 cas par 100 000. Aucune de ces réactions ne s’est conclue par un choc anaphylactique et toutes les jeunes filles affectées se sont rétablies complètement après qu’on leur ait administré de l’épinéphrine. Dans ses commentaires sur les résultats de cette étude, le Dr Neal Halsey, expert américain en sécurité de la vaccination, a mentionné que la cause de ces réactions anaphylactiques au vaccin étaient nébuleuses et qu’elles devraient faire l’objet d’analyses plus poussées. Il a précisé aussi que les risques de graves réactions allergiques associées au vaccin étaient assez faibles et que cela ne devrait pas empêcher l’administration du vaccin dans les cliniques de nos écoles.
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