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Des nouvelles de la santé !

Extraits du Journal de l'Association médicale canadienne

Extraits compilés par Pat Rich

Les programmes scolaires d’éducation physique ne parviennent pas à réduire l’indice de masse corporelle des élèves

Les programmes scolaires comportant une activité physique imposée ne contribuent pas à réduire l’indice de masse corporelle chez les enfants. Selon des chercheurs de la Colombie-Britannique qui ont fait cette découverte, ces programmes présentent toutefois d’autres avantages, notamment d’améliorer la masse osseuse, la tension artérielle et les capacités aérobiques. L’analyse portait sur 18 études scientifiques auxquelles ont participé 18 141 enfants de la 3e à la 6e année du primaire, sur lesquels on a évalué l’impact des programmes d’exercices sur une période d’au moins six mois. L’étude a révélé que la réduction de l’indice de masse corporelle n’avait pas été au nombre des résultats obtenus dans le cadre de ces programmes. Selon les chercheurs, cette donnée pourrait être attribuable au fait que le nombre d’exercices pratiqués était insuffisant pour modifier la masse corporelle ou que les participants n’avaient pas exécuté tous les exercices exigés dans ce programme. Selon le Dr Louise Baur, spécialiste en santé infantile et en activité physique à l’Université de Sydney, en Australie, ces conclusions « ne devraient pas dévaloriser l’importance de l’activité physique à l’école. » Pour le Dr Baur, il est urgent que des stratégies à long terme soient élaborées, dans différents secteurs de la communauté, afin de favoriser la prévention et la lutte contre l’obésité, qui est en hausse constante chez les enfants.

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Extraits du Journal de l'Association médicale canadienne

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Naviguer sur le Net : une façon efficace de détecter les épidémies

La preuve est faite : Internet est un outil efficace pour recueillir des renseignements sur les épidémies. Qui plus est, l’utilisation de sources gratuites de renseignements sur le Web pourrait même favoriser la détection hâtive des épidémies de maladies à un coût moindre que les méthodes traditionnelles. Telles sont les conclusions des docteurs Kumanan Wilson et John Brownstein, PhD, respectivement de l’Institut de recherche médicale d’Ottawa et de la Harvard Medical School. En étudiant l’impact d’Internet sur la surveillance des maladies, les docteurs Wilson et Brownstein ont remarqué que le Canada a été l’un des premiers pays à se servir d’Internet pour repérer des épidémies dans les années 1990. Les deux chercheurs ont fourni comme exemple l’épidémie récente de listériose, sur laquelle les internautes ont clairement exprimé leurs inquiétudes, et cela avant que le gouvernement fédéral n’en ait fait l’annonce officielle.

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Un programme novateur pour combattre le syndrome du bébé secoué

En Colombie-Britannique, les jeunes mères qui ont participé au programme d’information sur les méthodes à utiliser lorsque leur bébé pleure et sur le syndrome du bébé secoué sont beaucoup mieux renseignées que les mères qui n’y ont pas participé. Cette étude, dirigée par le Centre for Community Child Health Research de l’Université de Colombie-Britannique, a fait appel à 1 279 mères qui avaient donné naissance, deux semaines plus tôt, à un enfant en santé. Ces jeunes mamans, que l’on avait sélectionnées au hasard, devaient soit participer au programme Period of PURPLE Crying, soit recevoir les conseils de sécurité habituellement prodigués aux parents par divers organismes et programmes associés aux soins pédiatriques. Au terme de l’étude, deux mois après que les mères aient accouché, celles qui avaient reçu la documentation du Period of PURPLE Crying étaient nettement mieux renseignées sur les pleurs de leur bébé et sur les comportements jugés importants pour prévenir le syndrome du bébé secoué.

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Tabac et marijuana : un duo qui favorise la maladie pulmonaire obstructive chronique

Les effets combinés de la cigarette et de la marijuana augmenteraient les risques de problèmes respiratoires et de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) chez les adultes de 40 ans et plus. Les gens qui ne fument que de la marijuana, toutefois, ne seraient pas plus exposés que les autres à souffrir de problèmes respiratoires ou de MPOC. Telles sont les conclusions d’une étude dirigée en majorité par des chercheurs du iCapture Centre for Cardiovascular and Pulmonary Research de Vancouver, Colombie-Britannique, à laquelle 878 résidants de Vancouver, sélectionnés au hasard, ont participé. Parmi ces personnes, la moitié était composée d’anciens fumeurs de cigarettes, de marijuana ou des deux substances à la fois, alors que 14 % étaient toujours fumeurs. Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont pu observer que près d’un participant sur cinq souffrait, à des degrés divers, de maladie pulmonaire obstructive chronique. Les analyses ont également révélé que ceux qui fumaient aussi bien la cigarette que la marijuana étaient près de trois fois plus à risque que les non-fumeurs à souffrir de MPOC.

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Décès provoqués par les avalanches : les traumatismes seraient en cause

Dans le cadre d’une étude approfondie sur les cas de mort accidentelle provoquée par des avalanches survenues en Colombie-Britannique et en Alberta entre 1984 et 2005, des chercheurs ont découvert que des traumatismes étaient liés à plusieurs de ces décès. Bien que l’asphyxie ait été la cause du décès des trois-quarts de ces victimes, l’équipe du Dr Jeff Boyd, directeur du Service d’urgentologie du Mineral Springs Hospital de Banff, a découvert qu’un sévère traumatisme était la seule cause directe de 24 % des décès et qu’un tel traumatisme était également présent dans de nombreux cas d’asphyxie. La recherche a également révélé que la pratique de la motoneige et de l’héliski était également en cause dans de nombreux cas d’accidents mortels. Selon le Dr Boyd et ses collègues, le nombre élevé de traumatismes observés dans le cadre de l’étude viennent appuyer le bien-fondé des recommandations sur le port du casque protecteur dans les régions où les avalanches sont fréquentes.

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