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Dre Anne Doig
Récemment, un rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé intitulé Les soins de santé au Canada 2009 : revue de la dernière décennie mettait en lumière les changements dans l’état de santé des Canadiens au cours de la dernière décennie. Ce rapport fait clairement état du besoin d’adopter une approche plus stratégique pour améliorer la santé des Canadiens. D’une part, notre espérance de vie est passée de 78 ans en 1996 à 81 ans en 2006, mais d’autre part les facteurs de risque comme l’obésité, le diabète et l’hypertension ont augmenté. Une étude américaine démontre que le taux d’obésité n’en finit plus de grimper et que ses effets, combinés à ceux des autres facteurs de risque, pourraient amener les enfants américains de la génération actuelle à vivre moins longtemps que leurs parents, ce qui serait une première, malheureusement. Au Canada, où la proportion d’enfants qui souffrent d’embonpoint ou d’obésité frôle aujourd’hui les 30 %, nombreux sont les enfants qui ne mènent pas une vie active et qui, à plus forte raison, ne rêvent pas de décrocher l’or aux olympiques! Voilà pourquoi toute stratégie nationale d’avant-garde en matière de santé doit cibler le taux croissant d’obésité parmi la population canadienne. Un autre des efforts stratégiques appuyés par les médecins canadiens est le renforcement de l’application des technologies de l’information visant à fournir des soins médicaux qui soient encore plus efficaces auprès de la population. Il est capital, toutefois, que les médecins, les infirmières et les patients puissent avoir accès à des centres de soins informatisés qui accélèrent la gestion des soins et en améliorent la sécurité. La solution, pour assurer la sécurité et la confidentialité des soins, passe par les dossiers médicaux informatisés auxquels tous les médecins pourraient avoir accès. Pour l’Association médicale canadienne, accéder au podium de la santé signifie améliorer nos technologies pour les soins médicaux de première ligne, c’est-à-dire dans le bureau même du médecin, où vous vous trouvez présentement. Les praticiens et leurs patients savent que la grande majorité des soins (85 %) sont prodigués à l’échelle locale dans la collectivité, par des médecins généralistes, des équipes de première ligne, des établissements de soins de longue durée ou de soins à domicile, ou encore par les hôpitaux en régions. Pourtant, en ce qui a trait aux technologies de l’information dans le domaine des soins de santé, la plupart des ressources sont investies dans les secteurs centralisés où l’on ne prodigue pas de soins. À l’instar du programme canadien À nous le podium, qui vise directement le financement et l’entraînement de nos athlètes olympiques, nous devrions faire en sorte que nos technologies de l’information profitent directement aux patients et aux professionnels de la santé qui leur prodiguent les soins. Le Canada est l’un des pays les plus évolués au monde en matière de technologie et ses médecins, de même que leurs patients, sont prêts à les utiliser dans le meilleur intérêt de la santé nationale. Cette médaille d’or que nous visons ne requiert qu’un engagement de notre part : mettre nos ressources technologiques là où elles feront toute la différence. |
